Encore un coup de Jaja :
Même s’il a échoué dans sa quête de victoire dans la montée de La Mongie, le Français Laurent Jalabert (CSC Tiscali) a été le grand animateur du jour avec une échappée de plus de 100 kilomètres.
Jalabert, comme en 2001 :
Deux jours après avoir annoncé sa retraite, Laurent Jalabert s’est offert une sorte de baroud d’honneur lors de la première étape de montagne de cette 89e édition du Tour de France. Si la victoire n’était pas au bout de l’effort, le Français a fait preuve d’un panache étonnant, effaçant d’une seul coup toutes ses mésaventures de la première semaine. Le Tarnais qui avait déclaré que cette Grande Boucle n’était pas faite pour lui avec ces étapes de hautes montagnes a tout de même offert une chevauchée fantastique de plus de 100 kilomètres. Ce qui est devenu une habitude pour le Mazamétain. L’an passé déjà, «Jaja» avait animé l’étape entre Foix et Saint Lary Soulan, ne rendant les armes que lors de la dernière ascension du Pla d’Adet, après un festival dans les cols de Mente, du Portillon, de Peyresourde et du Val d’Ouron-Azet.
Une attaque qui en annonce d’autres :
Cette fois-ci, entre Pau et La Mongie, Laurent Jalabert a encore vu ses rêves de succès s’évanouir dans les derniers lacets et encore une fois à cause de Lance Armstrong. Comme l’an dernier dans les montagnes espagnoles, le Mazamétain est parti de loin pour finir tout près de l’exploit, ne cédant que dans les ultimes hectomètres face au train des «Postiers». Cet état d’esprit d’aventurier, il l’a découvert en quittant l’ambitieuse et calculatrice ONCE. Du coup, après ce demi-échec, «Jaja» en redemande : «Si les jambes suivent, je tenterai de nouveau ma chance dans de tels périples, a expliqué le Français sur France 2. Je dois rester ambitieux tout en gardant les pieds sur terre. L’année dernière ça s’était déjà passé comme ça avec les fusées bleues. Je vais continuer pour réussir à m’imposer dans une étape».